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Bienvenue à la Croix-Bleue !

Sur le petit écran, nous étions des héros sans peur et sans reproches, des aventuriers dotés d'aptitudes extraordinaires... C'était cela l'important pour le public, la raison pour laquelle il nous admirait. Mais hors des projecteurs, nous étions simplement des hommes... avec nos fêlures, notre besoin d'une une vie *normale*, notre envie de fonder une famille. Tout -et plus encore- ce que nous a apporté la *Croix-Bleue*, et qu'on aimerait partager avec vous.

Don Diégo de la Véga / Zorro

Publié le 1 Novembre 2008 par Diégo in *famille*

Buenos Dias senoras y senores

Où donc ai-je entendu cette expression :
*Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître... ?* Ah oui, c'est dans une chanson de Charles Aznavour, un de mes chanteurs préférés de ce siècle. Mais bon, il paraît que nous ne sommes pas là pour parler musique... 

Au fait, de quoi donc dois-je parler ? Il faut vraiment faire mon portrait ? Visiblement, ce n'est pas une plaisanterie, puisque d'autres ont joué le jeu...

Comment commencer ? Tiens, par l'évocation d'un temps très très lointain, lorsque j'était encore jeune, beau, plein de fougue et de courage... 

Los Angeles à cette époque était une colonie espagnole. La vie y était douce, surtout pour les expatriés comme mon père, qui avaient acquis pour des bouchées de pain des milliers d'hectares de terre arides, et de plantations de citronniers et d'orangers.

Les peones et les Indiens travaillaient pour un salaire de misère, alors que, fils unique du maître, je grandissais dans l'opulence, les draps de soie et les vêtements de velours, élevé par des domestiques, certes incultes, mais aux petits soins pour moi.

Pour mes 15 ans, j'ai fait la grande traversée jusqu'à ma patrie d'origine, pour poursuivre mes études à l'université de Madrid.

C'est durant le voyage du retour, entrepris à la suite d'une lettre de mon père m'expliquant que la ville de mon enfance était tombée sous le joug d'un Commandant corrompu, que j'ai eu l'idée de créer le personnage de Zorro, et son pendant : le faible et couard Diégo.

Oh, j'aurais voulu ne jamais avoir à jouer cette comédie ! Il n'y a rien de pire que de voir la déception et la honte assombrir le regard de son propre père ! Il s'attendait à revoir un fils dont il aurait pu être fier, un homme digne de ce nom qui se dresserait à ses côtés pour combattre l'oppresseur, et il lui est revenu une chiffe molle, un minet qui ne s'intéressait plus qu'à la poésie et à la musique.

Bien souvent, j'ai eu envie de le rassurer, de lui montrer la caverne où ce bon cheval Tornado veillait sur le costume de Zorro. Mais pour le bien de toute la contrée, j'ai réussi à me retenir. J'ai joué le jeu avec la complicité de mon cher Bernardo, qui s'amusait comme un fou à jouer les sourds. Car pour ceux qui ne le savent pas, il entendait tout aussi bien, si ce n'était mieux que moi...

Pour en revenir à Don Alejandro, il n'y a pas de doutes, je suis bien son fils... Il a fini par comprendre tout seul que je ne pouvais pas avoir changé à ce point... Mais il a gardé le secret jusqu'au bout.

Quel soulagement, quand pour la première fois, il est arrivé dans ma chambre avec un livre de poésie espagnole ! Il avait cette lueur sur le visage... comme lorsque, enfant, j'avais tenu tête à un contremaître qui voulait fouetter une petite fille après qu'elle ait renversé du vin sur sa chemise... 

Tout ça pour dire que Zorro, débarrassé de sa mauvaise conscience, a réussi à faire destituer le Commandant Monastario... pour laisser la place au clan de l'Aigle. Plus puissant, plus menaçant, plus pourri encore que le précédent. A tel point que même Diégo, avec ses ingérences continuelles et pacifiques, s'est retrouvé en prison à Stockton, accusé du meurtre d'un notable de cette ville.

Jarod Barclay. C'est l'avocat le plus compétent de Californie... Sans lui, jamais Harry et Terry ne seraient venus me voir, en me proposant de me remplacer quelques temps dans le rôle de justicier, jusqu'à ce que la vérité ait triomphé...

On va passer sur les aventures qui ont émaillé mes relations avec les deux hommes. La seule chose importante, c'est qu'on s'est entendus comme des larrons en foire, et que plus tard l'idée de nous regrouper pour pousser nos ennemis à s'assembler à leur tour a été la meilleure des deux siècles !

On peut avouer que notre entreprise sur ce plan a échoué, mais c'est accessoire. Qui refuserait de vivre dans une maison où la camaraderie et l'entraide sont la loi ? Le ranch est un tel paradis, surtout lorsque ceux du XXe siècle viennent passer leurs vacances... Et encore plus depuis que Roberto est venu s'installer définitivement vers nous...

Maintenant, après ces 30 ans, Zorro ne sort plus très souvent. 54 ans est un âge un peu trop avancé pour faire des acrobaties sur un cheval, mais je me défends toujours à l'épée... Mais bon, je parle, je parle... je vais finir par vous ennuyer. Alors, c'est bon, je termine. Juste le temps de vous montrer une photographie de moi dans mes oeuvre...




Allez, astalavista, senores y senoras !
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Héros-fan 20/04/2009

bien avant steve austin, je devais avoir 5 ou 6 ans, j'ai appris grace à zorro ce qu'etait les USA et la californie;..je e souviens aussi que j'avais un disque " viewmaster" qui montrait ce magnifique heros en relief, surtout quand il portait ses costumes " hispanisant" plein de broderie, j'adorais...merci d eme permettre de revivre mon enfance qq mns !